La greffe de cheveux s'appuie sur le fait bien constaté que les cheveux de la couronne arrière et latérale se maintiennent chez 80% des hommes au-delà de l'âge de 80 ans.
Ce phénomène a pour fondement la non sensibilité des racines
ou follicules pileux de ces zones aux androgènes.
Cette possibilité de transfert de racines ou greffes de cheveux a déjà
été décrite en 1939 par un auteur japonais Okuda.
Les cheveux ainsi transplantés continuent à pousser normalement
et la sensibilité du follicule conservant ses caractéristiques
propres ils garderont la même solidité que s'ils se trouvaient
à leur emplacement d'origine.

Bien entendu la technique a bien évoluée depuis car au départ
les implantations se faisait par des greffons d'un diamètre de 3 à
4 mm contenant des groupes de 10 à 20 cheveux. Cette technique de grosses
greffes donnait un aspect de " champs de poireaux " ou " cheveux
de poupée " qui étaient très disgracieux.
Progressivement l'implantation a réduit le nombre de cheveux par greffons
avec des micro-greffes de 1 à 2 cheveux pour les lignes antérieures
et des mini-greffes de 2 à 4 cheveux pour les zones intermédiaires
afin d'amener plus de volume sans pénaliser l'aspect esthétique.
La troisième évolution fut la réorganisation des séances
de greffes afin de réaliser un nombre de plus en plus important de greffes
au cours d'une même séance , ce qui a permis de pouvoir traiter
les cas de grande calvitie en 2 ou 3 séances ce qui n'était guère
envisageable auparavant à moins de réaliser 8 à 10 séances.